« Coopérons ! » L’appel de la candidate citoyenne Charlotte Marchandise

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Dans un texte du 26 janvier 2017, Pascal Greboval, rédacteur en chef de Kaizen, appelait Benoît Hamon, Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon à coopérer et à se rassembler derrière la candidate arrivée en tête de la primaire citoyenne du site Laprimaire.org, Charlotte Marchandise. Cette dernière a souhaité réagir dans une tribune. Elle invite tou-te-s les candidat-e-s qui se reconnaissent dans l’appel d’Edgar Morin « Changeons de Voie ; changeons de Vie » (lancé en septembre 2016) à dépasser leurs divergences pour proposer un grand projet commun faisant fi des ego de chacun.

Par Charlotte Marchandise-Franquet, avec toute son équipe.

Inventons une nouvelle voie politique en ralliant derrière un même étendard tous les candidat-e-s qui se reconnaissent dans l’appel d’Edgar Morin, et en élisant la figure de proue de manière transparente via jugement majoritaire.

Dans le paysage politique agité à l’approche de l’élection présidentielle, une idée est en train de  germer : celle d’une « alliance » entre les quelques candidat-e-s qui ont compris que nous vivons une mutation sociétale majeure, ceux qui ont compris que si nous devions échouer à préparer cette transition avec clairvoyance et à permettre un sursaut, nous la subirons tous avec les implications dramatiques qu’elle peut avoir. Cette idée de coopération, récemment évoquée dans un article publié ici même, mon équipe et moi y souscrivons. Il nous semble urgent de remplacer les clivages, parfois stériles et souvent incompréhensibles par la majorité des électeurs, par une dynamique de synergie fertile. Démontrer que nous savons unir nos talents et œuvrer avec conviction, au-delà des conformismes périmés et des quêtes personnelles. Démontrer que l’élection présidentielle n’est pas l’élection d’un personnage providentiel, mais le moment de porter un projet de société avec et pour les habitants de notre pays. Démontrer qu’en 2017, il est possible de faire un pas de côté, de faire de la politique autrement.

À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle.

Renouveler la méthode politique est impératif car l’ancien mode opératoire ne fonctionne plus. C’est un constat objectif : la confiance n’est plus là. Les derniers événements politiques, qui traduisent plus des rejets successifs que l’adhésion, en sont une preuve. Nous atteignons les limites politiques, sociales, humaines, écologiques, sanitaires et éthiques qui assurent la cohésion et la soutenabilité d’une société. Il y a une urgence démocratique à proposer un projet nouveau en lien direct avec les attentes des Françaises et des Français, à la hauteur des défis de notre époque, un projet construit de façon transparente et méthodique, main dans la main avec la société civile qui invente déjà ce futur aux quatre coins de nos territoires.

C’est un appel à une coopération fructueuse entre candidats porteurs de valeurs humanistes. Mon équipe et moi joignons avec enthousiasme notre appel à celui de Pascal Greboval et de Kaizen, bien que conscients que le monde politique comme les militants pourraient, au premier abord, juger la démarche « irréaliste ». Pourtant, beaucoup d’électeurs appellent de leurs vœux une voie différente, citoyenne, avant-gardiste ! Nous voulons voter Pour, sans calculs et sans arrière-pensées. Il est temps de secouer les habitudes, de bousculer les certitudes. Le monde à venir est incertain, nous entrons dans une zone de turbulences inédite à laquelle les politiques « classiques » sont inaptes à nous préparer sérieusement ; réagissons ! Montrons que nous pouvons innover politiquement et nous mettre en capacité d’avancer dans le XXIe siècle. L’enjeu justifie l’audace.

Edgar Morin sur le tournage de « Chronique d’un regard »

Alors, nous appelons de nos vœux que les candidat-e-s qui se reconnaissent dans l’appel « Changeons de Voie, changeons de Vie » lancé récemment par Edgar Morin se réunissent, avec énergie et bienveillance, pour mettre en commun nos forces vives et co-élaborer un projet dans un esprit d’ouverture constructif, rationnel et respectueux. La question du ou de la « candidat-e officiel-le » est une question, bien qu’importante, secondaire ; Pascal Greboval suggère que je sois la « tête de gondole » et propose aux autres candidats de se rallier derrière moi : j’en suis flattée et l’en remercie… mais ce ne devrait pas être le point focal du débat. Le choix du ou de la président-e de transition (qui présidera le temps d’instaurer une nouvelle forme démocratique, construite par et pour le peuple) peut se faire dans un second temps via jugement majoritaire.

Avant tout il est essentiel que cette alliance se fasse en pleine lumière, en toute transparence. Les négociations secrètes et les accords opaques contribuent à la défiance généralisée envers la politique. Avant tout il est essentiel que nous affirmions les valeurs d’un projet de société qui nous rassemble.

La source de mon engagement est le projet d’une société équilibrée, éthique, fraternelle et tournée vers l’avenir. Le moteur qui nous anime, avec les milliers de personnes qui ont participé au processus de LaPrimaire.org, est de construire ce projet en sortant des clivages partisans et des jeux d’alliances du siècle dernier. Nous voulons construire collectivement ce projet en regardant l’avenir en face, et non pas en se projetant dans des prolongations illusoires du modèle socio-économique tel qu’il existe aujourd’hui. Contrairement à ce qui nous est répété, l’utopie consiste à croire que la tendance peut être maintenue et le pessimisme consiste à penser que ce monde peut continuer sans changement profond ; le pragmatisme et l’optimisme, eux, résident dans l’élaboration collective d’une vision du monde novatrice, réaliste car non dogmatique, responsable car lucide, désirable car fraternelle.

Faisons la démonstration qu’un projet à la hauteur de cet enjeu peut être incarné et matérialisé, et posons de nouvelles perspectives pour un avenir viable et enviable pour tous. Démontrons que nous comprenons l’immensité de l’effort de réinvention à fournir : agir en responsabilité requiert de coopérer, afin d’éviter de diviser les seules forces politiques aptes à fournir des réponses durables à une société en voie de délitement et en quête de sens. Donc oui, coopérons, consoeurs et confrères candidat-e-s ! Faisons front uni contre les projets mortifères, dépassons les divergences secondaires et regroupons derrière les convergences nos énergies, nos convictions, nos compétences et nos ambitions pour la France et pour le monde. Proposons un grand projet commun plus fort qu’une somme de projets disjoints, stimulons nos concitoyens d’espoirs enfin réalistes, et ébranlons de façon salutaire ce système verrouillé par quelques puissants agrippés à leurs privilèges : ensemble, nous avons les clefs d’un renouveau vital, d’une reconstruction de la société ; ensemble nous pouvons poser les fondations d’une révolution douce qui soit rigoureuse sur le plan économique, écologiquement soutenable et génératrice de conditions d’épanouissement pour chacune et chacun. Une révolution démocratique.

Le système politique actuel privilégie l’accession au sommet de l’État d’une élite politicienne présélectionnée pour nous par une minorité influente. Par la mise en symbiose de nos forces nous avons la possibilité extraordinaire, et plus que jamais indispensable, de prouver aux Françaises et aux Français que l’exercice du pouvoir est une charge qui nécessite d’une part une lucidité au-delà des doctrines de la pensée politique ordinaire et d’autre part une volonté de se mettre au service de l’intérêt du plus grand nombre. Face aux « people » de la politique-spectacle et aux obsessionnels de la conquête du pouvoir, il nous appartient de proposer une coalition d’une portée et d’une puissance inédites, et de nous mettre ensemble au service de valeurs communes, d’une vision et d’une approche partagées, d’un projet de société visionnaire pour la France et l’avenir collectif. Nous avons d’ailleurs une responsabilité inédite : les candidats traditionnels ne sont pas assez crédibles, et pas suffisamment fiables aux yeux des électeurs, pour enrayer le danger du Front National qui peut être la dernière phase « dégagiste » de citoyens désespérés.

Les graines de meilleurs lendemains peuvent prendre racine dans cette brèche politique qui se profile. Si tous les candidats concernés par cet appel s’animent d’une volonté commune, alors nous saurons nous mettre d’accord sur des règles méthodologiques simples permettant d’assurer que la recherche de l’intérêt général durable prime systématiquement sur les ego respectifs ; et si nous savons faire preuve de ténacité et de professionnalisme, nous transcenderons nos dissemblances et en ferons des atouts : je suis certaine que l’irréaliste peut alors se réaliser.

Cette innovation démocratique a une capacité concrète à produire une société souhaitable et adaptée aux nouveaux défis comme aux nouvelles possibilités d’un monde en mutation rapide. Nous pouvons changer le monde !

Au plaisir, donc, de travailler ensemble avec ambition et humilité pour avancer dans ce grand projet et façonner de nouvelles voies, de nouvelles vies.

 


Lire aussi : Charlotte Marchandise, une présidente normale en 2017 ?

Lire aussi : Vivons-nous en démocratie ?

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24 commentaires

  1. Girault

    Décidément, Kaizen déçoit encore avec un article démagogique. Le mouvement citoyen de la France Insoumise propose depuis plusieurs mois déjà, un programme cohérent et complet visant la construction d’un autre monde, porté par le partage et la préservation de l’écosystème. Ce programme est le fruit d’un travail coopératif entre des milliers de citoyens lambdas et des spécialistes de tous bords. Le mouvement que vous appelez légitimement par vos articles existe déjà : il s’appelle la France Insoumise. Et il est structuré et prêt à transformer notre société. Alors sur le même ton que vous utilisez dans cet article : pourquoi ne pas rejoindre le mouvement de la France Insoumise? Question d’égaux peut-être… ou de clairvoyance.

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    • stef

      Manifestement, Girault confond le mot fusion et le mot coopération. Il propose la fusion politique : la réunion en un seul groupe, le sien évidemment. Charlotte Marchandise, parle, elle de coopération. Autrement dit de participer à une oeuvre commune.

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    • Guyon

      Le mépris qui transpire dans votre commentaire (“démagogique”/”question d’égaux” -ou d’égo ?-/”de clairvoyance”) est contreproductif.
      En effet, comme le disait très bien Bill Mollisson (ou Edgar Morin pour ne citer qu’eux) il n’est plus temps de nous battre entre nous.
      Les luttes partisanes font le bonheur du capital, vous le savez aussi bien que moi.
      Cordialement.

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    • Anne

      Article démagogique ? Et si c’était très exactement le contraire : une proposition progressiste, inédite ? Où la société, la société civile et les partis fusionnent en un mouvement citoyen qui se met “au service de” (la transition, le bien commun, l’intérêt général, choisissez) et non d’un parti ou d’un invididu.

      Pour ne pas rejoindre le mouvement de la France Insoumise ?
      Parce qu’il n’est pas impossible de considérer que la structure même des partis politiques et la figure des leaders qui les représentent contienne le ver dans le fruit (lire Simone Weil : “Note sur la suppression des partis politiques”)…
      Parce que malgré les qualités de son programme, Mélenchon fait peur : il s’est créé au fil des années une réputation d’homme colérique, fermé, grincheux, à l’ego surdimensionné. A cet égard, il représente difficilement le “nouveau” monde auquel beaucoup aspirent. Sa transformation personnelle n’est pas aussi évidente ni à l’image du projet de transformation sociale qu’il porte… La question se pose tout autant pour Hamon : quelles sont ses motivations profondes ? Est-il au service de son parti ou d’un projet de société alternatif ? De sa carrière ?
      Parce que si l’on veut vraiment changer la cause des causes (notamment la professionnalisation de la politique), on gagnerait peut-être à imager un triumvirat (en l’occurrence un quadrumvirat) plutôt qu’un énième homme providentiel ? Le checks and balances au niveau de l’executif, le partage du pouvoir au sommet.

      C’est bien à cet endroit que le bas blesse : les egos parviendront-ils à lâcher ?

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    • ronfort alain

      “L’avenir en commun”, le programme de la France Insoumise est certes complet et cohérent mais la gauche est multiple et de nouvelles idées émergent comme le RU (revenu universel).

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    • JP. JOUANY

      Drôle de conception de la coopération?
      Certes, je veux bien admettre que vous êtes des milliers, je pense même que vous êtes des centaines de milliers, à avoir élaboré un programme. C’est aussi ce qui s’est passé dans les partis politiques.
      Mais pour moi, je crois que l’appel d’Edgar MORIN correspond à autre chose.
      Avant tout, c’est un appel à l’ouverture et au partage face à une situation bien précise :
      Celle d’une société de l’exclusion et de la division.
      Celle d’une société où l’argent a pris le pouvoir et où l’humain n’est plus reconnu; mais soumis à la dictature de la marchandisation.
      Une société qui a oublié la nécessaire symbiose entre l’humanité et la nature.
      Une société qui a perdu la notion de gratuité.
      Une société qui vente la démocratie, mais en a perdu le sens. La démocratie ne peut exister que entre des humains libres, éduqués au vivre ensemble dans le respect de l’égalité en droits de tous dans l’espace et le temps.
      Une société qui a perdu le sensde la notion de “progrès“ qui ne se limite pas à des prouesses technologiques ou scientifiques, mais se constate dans l’amélioration du vivre ensemble, du recul de la pauvreté et de toutes les formes d’exclusion.
      Cela ne peut se faire que par un travail sur soi-même et une volonté d’aller vers l’autre, de tenter de comprendre le pourquoi et le comment de ses actes ou propositions. Cela demande de comprendre que nous sommes tous interdépendants et que, par exemple, notre propre liberté dépend de la garantie que nous offrons à respecter celle des autres.
      Alors se travail doit partir de l’échelon local mais dans une perspective d’universalité, c’est à dire que les chemins pourront être différents selon les cultures ou les contingences géographiques et en respectant la notion d’accueil de celui qui a du quitter son lieu de naissance pour diverses raisons.
      Alors? dans le cas précis de cette élection présidentielle, il me semble que nous devons distinguer deux choses :
      La première consiste à se rassembler et à partager un idéal commun : Celui d’une volonté de vivre ensemble à la fois, localement, régionalement et ainsi de suite jusqu’au niveau planétaire, de lutter contre toutes les formes d’exclusion à commencer par la pauvreté, de permette à tous de disposer d’une reconnaissance de ses droits par des papiers administratifs,de disposer d’un toit, d’une activité et de moyens de vivre dignement, de se soigner et de participer aux décisions facilitant ce “vivre ensemble“.
      La deuxième chose est relative à cette élection et à ce régime présidentiel avec la menace de l’élection d’un ou d’une candidate qui utiliseront la force de ce pouvoir pour augmenter l’exclusion au sein de ce pays, restreindre les libertés et servir une classe de privilégiés. Il faut donc lutter contre ce risque. Une possibilité serait celle d’une candidature de transition avec la mise en place d’une assemblée constituante, mais dans tous les cas, il sera nécessaire de disposer d’une vraie majorité au parlement, et pour cela disposer de candidats choisis au niveau de chaque région par les citoyens de ce rassemblement (qui dépasserait la simple FI).Ces candidats signeraient un engagement de défense des propositions issues du travail des citoyens.
      Ce rassemblement disposerait d’une charte précisant les axes autour des quels devraient s’articuler les propositions des membres qui y participeraient.

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    • Dubreil Anne

      Bonjour Girault,
      Je ne comprends même pas votre commentaire. Comment une élection citoyenne qui part de la base, qui n’a aucun lien avec aucun parti pourrait avoir un ego surdimensionné?
      C’est la réflexion de ceux qui ne comprennent plus ces politiciens aux ego de mammouth qui ont amené Charlotte Marchandise à se présenter. Jean-Luc Mélanchon a surement un ego bien plus gros….. Mais contrairement à ce que vous écrivez, nous citoyen, avons envie d’être parti prenante de cette démarche totalement innovante!!!! nous deviendrons égaux….. (et non pas ego….). Une citoyenne qui aime réflechir avec mes pairs…

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  2. Castagna

    Je crois vraiment que la seule solution pour éviter la catastrophe annoncée est de réunir toutes les voix qui veulent réellement un changement de voie tel que décrit dans les programmes de la France insoumise et des autres mouvements citoyens qui se mobilisent pour ces élections. Donc il faudrait un seul candidat pour porter cette voix devant les électeurs!! Je crois qu’un candidat qui aurait une petite chance de faire entendre cette voix doit être déjà connu pour être capable de rassembler le plus grand nombre.
    Benoit Hamon est trop compromis dans le gouvernement actuel pour être véritablement crédible, Yannick Jadot comme représentant des verts est très mal parti aussi et même si j’ai de l’estime pour la candidate de la primaire.org elle n’a aucune chance de l’emporter, aussi il n’est plus temps de rêver, les enjeux sont trop importants et demandent un sursaut de réalisme pour soutenir celui qui a le plus de chance, et je crois sincèrement que c’est Mélenchon si on se rassemble tous pour soutenir cet espoir!
    Sinon on ne pourra que s’en vouloir de ne pas avoir réussi à surmonter les querelles d’ego et les préjugés en restant divisés face à l’urgence absolue!

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    • Np

      Sur quel argument vous basez-vous pour dire que Charlotte Marchandise n’a aucune chance de l’emporter?
      Vous parlez de querelles d’ego mais c’est pour le moment l’unique candidate de gauche à proposer un tel rassemblement il me semble?

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      • tassera

        N’oublions pas que la désignation du prince, par le suffrage universel , renommé président, est le fait de la constitution de 1958, mise en place pour en finir avec l’expérience du conseil de la résistance.
        Dans ce cadre, c’est moi devant et tous derrière. C’est ainsi que Charlotte Marchandise se positionne, comme tous les autres candidats.
        Elle n’est pas plus légitime que les autres (Mélanchon, Jadot, Hamon)
        D’ailleurs, tous prétendent à présenter un avenir fraternel qui commande à être plébiscité par nous autres “essentialisés” réduit à la notion de “société civile” ou de peuple.
        Concept qui a la qualité première d’être un défaut qui gomme la réalité sociale qui justifie la démocratie. Comment protéger les intérêts singuliers pour le bien commun, universel ?

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    • Dubreil Anne

      Bonjour Castagna,
      Et si la révolution c’était justement d’amener Charlotte Marchandise au pouvoir. Le pouvoir citoyen serait tellement plus entendu. Je crois que c’est moins une utopie que vous ne le pensez. Une candidate (femme, pas encartée, venant de la société civile, sans AUCUNE casserole à ses basques etc…..) sera plus crédible que les 3 hommes réunis. Contrairement à ce que vous pensez, il me semble me souvenir que Mélenchon vient lui aussi du PS, qu’il était au front de gauche et n’a pas accueilli les communistes. Comme accueil on fait mieux…… Une utopiste de toujours!!!

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  3. Le Borgne

    L’exploit de Benoît Hamon est de s’être présenté aux primaires de la gauche, avec ce programme surfant sur le renouveau politique : priorité écologique, priorité sociale, alternative économique…Il est au coeur des sujets de la “révolution silencieuse”. Opportunité politique ou convictions réelles?
    En attendant, il représente un des deux plus grands partis de France. Il a joué le jeu des primaires, contrairement à JL Mélenchon, il semble que sa victoire ait un poids non négligeable sur la suite de l’histoire.
    Je jui souhaite bon vent!

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    • Joam

      Parmi les démarches proposées, quelle est celle qui souhaite effacer le pouvoir d’une personne devant une nouvelle constitution faite par et pour le peuple ?

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      • Gédesèle Ophion

        Pour ce qui est de FI, il y a un projet précis avec un calendrier rapide.
        Convocation d’une assemblée constituante dont les membres sont soit élus, soit tirés au sort (l’électeur choisi un candidat parmi les listes qui se présentent (parti, ONG, … ?) ou, si aucun ne lui convient choisi de cocher une case “tirage au sort”). Si 40% des électeurs coche cette case, 40% de l’assemblée est constituée de personnes tirées au sort (comme on le fait pour des jurys).
        Le programme prévoit cela à l’automne 2017, le temps de lancer la procédure par un referendum pour la bétonner au niveau du droit constitutionnel.

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  4. Sil

    Dont acte : cette proposition est intéressante. Mais … what else ?
    Quel est le programme qui sera le support de cette démarche citoyenne et collaborative ?

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  5. ROUBINOWITZ

    Bonjour,
    Et voilà la même histoire d’égocentrisme, du culte de la personnalité, de l’intérêt personnel au détriment de l’intérêt collectif. Vous êtes tous à dénoncer le Capitalisme mais il vous nourrit, vous le servez en étant incapable de vous unir pour le combattre comme c’est le faire la droite. Démocrate comme vous semblez le vouloir paraître, faite campagne à quatre jusqu’au bout puis ayez le courage, devant les citoyens, de décider le sort pour désigner celui qui sera celui ou celle qui physiquement représentera la présidence du pays, cela avant de mettre en lace la constituante et en finir avec la cinquième république et créer la première démocratie, nécessaire à la transformation sociale, politique, économique et écologique dont notre pays et l’Europe attends pour enfin être une réponse à la montée de l’isolationnisme, du protectionnisme, de l’enfermement, de cette maladie cardio-vasculaire qu’est la montée de l’extrême droite et de cette droite fascisante, autoritaire et morale! Courage et dignité!

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  6. Colette TRUBLET

    Choisir ! Jusqu’à présent j’ai toujours voté contre pour éviter le pire. Nous étions tous d’accord avec F.Hollande pour dire avec lui “mon ennemi c’est la finance”. Les lobbies sont puissants, ils ont eu raison de lui et il a finassé jusqu’à plus soif.
    Donc il faut sortir d’un système jacobin trop bien tenu par les lobbies; c’est assez facile pour eux à cause de la centralisation. Ils connaissent depuis des décennies tous les méandres du système. Je plaide pour une nouvelle république, Girondine, qui aurait le mérite de diversifier les lieux et les niveaux de décisions. Le temps que les lobbies s’y retrouvent et fassent à nouveau le siège des instances décisionnaires pour dicter leurs lois comme ils le font actuellement près des élus, nous leur échapperons et brouillerons leur jeu. Ensuite avec le système des tirages au sort, ils auront fort à faire pour phagocyter les décisions. Au fond, il nous faut inventer une nouvelle République, ramener les décisions qui concernent les territoires au niveau des petits “pays”,(= des provinces en ce qui concerne l’hexagone). Deux choses nous en empêchent 1)le jacobinisme =la centralisation et 2)la finance. Avec ces deux objectifs, il y a du vrai bon travail à faire.

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  7. Augustin

    Je suis partisan de ce rassemblement, qui dissoudrait les égos dans un grand projet de société.
    Le choix du représentant est une question essentielle mais pas urgente. Tous ont la légitimité: de leur parti politique, d’une primaire, ou d’un vote citoyen.

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  8. sylvie B

    Toute bonne intention est bonne à prendre en ces temps agités, laissons nos politiques trouver la voie qu’ils estiment la meilleure et prendre leurs responsabilités et nous de notre côté, continuons avec espoir et résolution à faire notre part : cela fonctionne, qui aurait cru il y a encore dix ans que les idéaux que nous portons arriveraient à être repris par des politiciens au niveau national ? Bon courage à tous, à nous et à eux.

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  9. Gérard

    Décidément comme le dit Girault, Kaizen me déçoit beaucoup qu’es-ce que c’est que cette manie d’appeler les autres candidats sur son nom? Alors que le seul candidat qui a déjà bossé son programme collectivement c’est JL Mélenchon . Oui il faut un seul candidat qui représente une autre manière de voir le monde et ce candidat c’est JEAN LUC MÉLENCHON.

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  10. Seb

    Tout ce travail de la primaire citoyenne du site Laprimaire.org pour en arriver à appeler Hamon et ce PS à s’allier avec vous? C’est une blague? Parvenir à récupérer son électorat potentiel c’est une chose, mais pas la peine de s’embarrasser d’une figure du PS, et de tout ses soutiens internes très embarrassant-e-s et compromis-es, qui a en plus déclaré en 2012 en parlant de Hollande : « On lui assure un flanc gauche qui évite que certains électeurs se tournent vers Mélenchon. »
    Alors je vous invite à réfléchir sur cette alliance. Allez lire un peu ça ça pourra vous aider http://lvsl.fr/alliance-hamon-jadot-melenchon-il-faut-tourner-le-dos-au-ps
    Quant à Mélenchon voilà sa réponse https://m.youtube.com/watch?v=tQIsWprmxDA
    Et je suis bien d’accord avec ce qu’il demande à Hamon.
    Et vous Charlotte Marchandise?

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  11. Pierre Pérol

    Mon billet Gaullien du jour :
    Aujourd’hui nous pouvons constater qu’après le parti socialiste, le parti « les républicains » se fissure à son tour et qu’enfin c’en est fini de cette forfaiture qu’est la confiscation de la république par les partis.
    Lorsqu’en octobre 1789 nos représentants, les députés, nous trahissaient en choisissant l’aristocratie plutôt que la démocratie, système aristocratique qu’ils s’empressèrent d’appeler « démocratie » afin de camoufler leur forfaiture, ils ne savaient pas qu’il nous ‘en remettait pour plus de 2 siècles. Monsieur Thiers en 1870 s’empressa d’emboîter le pas à nos chers députés de 1789 lorsqu’ il appela les chambres royalistes à voter pour la 3è république, république aristocratique et depuis nous nous retrouvons aux mains de ces « égos », les « bêtes de pouvoir » fort souvent totalement paranoïaques. En 1969 de nouveaux traîtres s’emparèrent de la 5è république pour en faire le jouet des partis et depuis nous subissons, volontairement il est vrai le joug de ces petits dictateurs dans nos républiques d’assistés.
    Aujourd’hui s’ouvre à nous la possibilité d’instaurer la première forme démocratique de notre histoire en reprenant notre « autonomie » avec le pouvoir : Démocratie de « démos » = peuple et « cratie » = pouvoir donc le pouvoir au peuple. Ainsi la France redeviendrait le phare du monde (concept cher à De Gaulle) en montrant que l’instauration d’une vraie démocratie est possible.
    En effet nous pouvons appeler à la constitution de la république de Saillans en répondant à l’appel de Charlotte Marchandise : https://www.kaizen-magazine.com/cooperons-l-appel-de-charlotte-marchandise-candidate-citoyenne/.
    INSCRIVONS-NOUS DANS LE SENS DE L’HISTOIRE.

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