Restons confiants

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Et demain ? Nous continuerons d’être positifs, quoi qu’il arrive. C’est la meilleure, la seule (?) façon d’imaginer, de créer un vrai changement de société. Nous, Kaizen, misons sur la force de la joie pour changer le monde. Toutes les analyses (ou presque) ont été faites sur les résultats de ce premier tour aux élections présidentielles : désindustrialisation, non-respect des paroles des différents gouvernements depuis trente ans (comme le non au référendum sur le traité établissant une constitution pour l’Europe en 2005), fossé qui se creuse entre les Français qui profitent de la mondialisation et ceux qui la subissent, etc. Et si pour certains elle est anecdotique, les médias ont leur part de responsabilité, aussi. À se focaliser sur la violence, les attentats, les crimes, etc. les médias – classiques – génèrent un sentiment de peur. Certes la peur est nécessaire, c’est une réaction neuronale qui nous prévient d’un danger immédiat. C’est une question de survie. Mais la peur distillée au fil des couvertures, des reportages n’a pas cette fonction ! Elle génère chez le spectateur, le lecteur un état d’apathie ou de colère. Elle crée plus un sentiment d’insécurité que l’insécurité réelle. C’est la politique du « problème local, pour une peur globale ».

Jacques Lecomte démontre (chiffres et faits à l’appui) dans ses livres que l’humanité en ce siècle est beaucoup moins violente que par le passé, et bien plus bienveillante qu’on ne le laisse croire ! Ce que résumait le photographe Olivier Föllmi dans le Kaizen de janvier-février 2017 : « Je voyage depuis trente ans plus de six mois par an, et je rencontre 95 % de gens bienveillants ; pourquoi les médias se concentrent sur les 5 % restants ? » Deux exemples : lors du second débat de la campagne présidentielle, les journalistes ont préféré s’attarder sur les attentats qui ont fait 238 morts en France depuis 2015, et passer sous silence les solutions envisagées par les candidats pour préserver la vie des 48 000 personnes qui meurent prématurément par an à cause de la pollution.

En 2005, après l’ouragan Katrina, les médias ont dénoncé les pillages, vols, exactions… Or des chercheurs ont montré qu’au contraire une formidable chaîne de solidarité s’était installée !

Cela ne signifie pas que telle l’autruche nous devons mettre la tête dans le sable et nier les problèmes. Mais à quoi bon se focaliser sur les difficultés sans nous laisser espérer des solutions qui pourtant existent, dans tous les domaines ? Pour nous mettre en marche vers d’autres horizons, encore faut-il les donner à voir. Et ensuite débattre de comment les atteindre.

Cela exige des médias d’être a minima équitables, et pourquoi pas positifs !

Alors, n’ayons pas peur, nous sommes capables parfois du pire, souvent du meilleur. Nous, Kaizen, préférons relayer le meilleur, quel que soit le choix des Français-es le 7 mai 2017.

Aux énergies de la peur, nous préférons les forces de l’espoir.

 


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6 commentaires

  1. Rosyanne

    Voilà quelque chose qui fait du bien et qui va dans le sens que je tente de suivre…. Que notre joie se révèle, se réveille et se re-créé…. Que vive l’espérance de ce monde meilleur auquel nous sommes bcq plus nombreux que nous le voyons à le croire et à vouloir le vivre !!! Nous sommes en chemin pour sortir de toute cette individualisation dans laquelle nous sommes nés, nous avons la nécessité de se libérer l’ancien pour créer dans la joie !!! Merci…Merci… Merci…

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  2. charline

    super, continuez ! je viens de découvrir un réseau social fraichement créé par le réalisateur du documentaire “Dette, crise, chômage : qui crée l’argent ?” http://www.do4change.com/
    Que l’info circule !
    Bien à vous

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  3. Claire

    Oui je vous rejoins totalement,à force de se laisser intoxiquer par toutes ces mauvaises nouvelles une partie de la population se crée angoisses, anxiété,dépression, maladies et entretient l’idée que nous vivons dans un monde “devenu fou”. Sachons que la peur est très mauvaise conseillère,si nous faisons nos choix guider par cette énergie négative , nous nous enlisons davantage. Alors OUI soyons positif, la société est réellement en marche vers un nouveau monde plus solidaire, respectueux et aimant .De plus en plus d’humains sont conscients qu’il est grand temps de changer “le sens de la vapeur” et passent à l’action . Bravo pour ce magazine plein de ressources et Merci ,merci, merci à vous tous

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  4. cyrille

    L’étude rationnelle des chiffres montre plein de choses mais ce sont les émotions qui font bouger les gens. Je suis entièrement d’accord avec votre analyse des médias.
    Quand j’en ai pris conscience il y a 15 ans, j’ai supprimé l’accès des médias à mon cerveau et j’ai commencé à agir pour devenir plus indépendant.

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  5. SanSan

    Le positivisme est nourrissant et bienfaisant…
    Mais il se trouve que certains médias, particulièrement coriaces, trouvent un intérêt plus lucratif à ressasser les actualités “noires” car elles sont leur fond de commerce et une certaine frange du public en est friande…
    Il est important de conserver notre libre arbitre et de savoir ns protéger des dérives de la surmédiatisation
    OUBLIONS de consommer, SOYONS

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