Contraception : quelles méthodes ?

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Quels sont les avantages, les inconvénients et l’efficacité des modes de contraception ? Avec la sortie du livre J’arrête la pilule (éd. Les liens qui libèrent), de la journaliste Sabrina Debusquat, Kaizen trie le grain de l’ivraie pour que chacune — et chacun aussi ! — puisse semer.

©TOad

Contraceptions naturelles :

L’efficacité dépend de la pertinence des indices observés. Pour plus de fiabilité, il faut croiser plusieurs informations : température, glaire cervicale, position du col de l’utérus…

+ Pas de produits chimiques, compréhension par les couples du fonctionnement des cycles.

Les méthodes efficaces nécessitent un apprentissage (qui peut être accompagné par un formateur).

 

Contraceptions mécaniques :

+ Préservatif : protection contre les MST.

+ Diaphragme : son efficacité peut être potentialisée par le couplage avec un gel contraceptif.

Il faut prendre le temps de bien les utiliser pour limiter les risques de grossesse. Pour les diaphragmes, l’apprentissage avec une sage-femme ou un gynécologue est recommandé.

 

Les spermicides

+ Discret, a priori peu irritant, pas d’hormones.

Doit être combiné à une contraception mécanique pour un résultat optimal. Il faut parfois attendre 15 minutes entre l’introduction et le rapport, le goût peut être désagréable.

 

Les stérilets

+ Au cuivre : pas de libération d’hormones donc pas de contre-indications, ne modifie pas les cycles.

+ Aux hormones : contraception la plus efficace.

Au cuivre : possibilité de règles hémorragiques, déconseillé pour les femmes ayant des ovaires polykystiques, la pose peut être douloureuse.

Aux hormones : effets possibles liés aux hormones, tels que baisse de la libido, diminution voire disparition des cycles, prise de poids, acné.

 

Contraceptions hormonales :

+ Efficacité, discrétion, accès facile.

+ Pour l’anneau, le patch et l’implant : risques d’oubli minimes.

Pilules : risques d’oubli importants.

Cycles bloqués, effets possibles liés aux hormones : risques thromboemboliques, baisse de la libido, prise de poids, acné, dépression, etc.

Risques d’interactions avec d’autres médicaments

 

Stérilisations :

+ Efficacité, sérénité.

Techniques définitives, une réflexion s’impose.

 

Zoom sur les contraceptifs masculins :

Outre la vasectomie, les moyens de contraction masculins semblent inexistants, obligeant souvent le couple à se reposer sur la femme. Pourtant, on peut trouver des méthodes de contraception hormonale masculine, mais ces dernières demeurent confidentielles : seuls deux médecins en France les prescrivent. Par ailleurs, à l’horizon 2018 pourrait arriver sur le marché le Vasalgel, un contraceptif réversible non hormonal qui bloque les canaux par lesquels les spermatozoïdes transitent. À suivre…

 

Efficacité des méthodes

L’indice de Pearl calcule la fiabilité des moyens de contraception. Il correspond au pourcentage de grossesses observées chez les femmes utilisant une contraception donnée durant un an dans des conditions optimales. À savoir, en utilisation « réelle », les chiffres peuvent varier grandement, comme le montre le tableau ci-dessous.

Les informations fournies ici le sont à titre d’information et ne pourraient se substituer à un avis médical.

Moyen de contraception Indice de Pearl dans des conditions optimales Taux d’échec en utilisation réelle
Contraception naturelle Méthode des indices combinés 0,4 % 25 % pas de distinction faite par l’OMS
Méthode des températures 3 %
Méthode Ogino 9 %
Contraception mécanique Préservatif masculin 2 % 15 %
Préservatif féminin 5 % 21 %
Diaphragme 6 % 16 %
Contraception chimique Spermicides 18 % 29 %
Contraception intra-utérine Stérilet en cuivre 0,6 % 0,8 %
Stérilet hormonal 0,2 % 0,2 %
Contraception hormonale Pilule contraceptive 0,3 % 8 %
Pilule sans œstrogènes 0,3 % 8 %
Anneau vaginal 0,3 % 8 %
Patch contraceptif 0,3 % 8 %
Implant contraceptif 0,05 % 0,05 %
Injection contraceptive 0,3 % 0,3 %
Stérilisation Vasectomie 0,1 % 0,15 %
Ligature des trompes 0,5 % 0,5 %
 

Texte : Sylvain Lapoix avec Gaëlle Baldassari

Extrait de l’article publié dans Kaizen n°33, juillet-août 2017, Le couple, une quête d’harmonie.


Lire aussi : Hors-série n° 9 Kaizen, Pour une adolescence joyeuse.

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5 commentaires

  1. briechle emmanuelle

    arretez avec la pose douloureuse du DIU qui fait reculer pendant longtemps beaucoup de femmes…qui finalement ne trouvent pas ça forcément si douloureux la douleur est trs subjective et si une femme est tres contente de poser enfin un diu la pose sera surement simple car elle sera detendue
    et il existe des diu cuivre & argent qui ne font pas des regles hemorragiques…car l’argent est un hémostatique naturel dommage que vous n’evoquiez pas la culotte toulousaine….

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  2. Marie-Hélène

    Bon récapitulatif des options en contraception.

    Il ne faut pas oublier non plus l’étude de Duane qui donne 1,6% en usage courant pour la méthode symptothermique, lorsqu’on la distingue des autres méthodes de contraception naturelle.

    Intéressant!

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  3. Dupont

    Je m’interroge sur l’absence, dans votre liste, d’une méthode simple, naturelle, gratuite, sans chimie, sans effet secondaire : le coït interrompu.
    Une méthode qui redonne une responsabilité aux hommes. La contraception n’est pas qu’une affaire de femmes, mais celle d’un couple.

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