Agriculture

Quel avenir pour nos terres agricoles ?

Depuis des décennies, la terre est malmenée, retournée, polluée. Heureusement, des paysans et citoyens reprennent leur rôle de passeurs pour transmettre ce bien commun à nos enfants et rétablir le lien avec la vie.

 

Podcast enregistré le 27 janvier 2016 à l’Institut Goethe Paris.

Cette conférence, en lien avec Kaizen 24, était animée par Cyril Dion (co-fondateur de Kaizen et réalisateur du film Demain) et donnait la parole à Vincent Jannot (association Terre de liens), Jacques Caplat (agronome, auteur de L’Agroécologie, une éthique de vie), Linda Bedouet (paysanne à la Ferme des Rufaux).

 


Lire aussi : La bio peut-elle vraiment nourrir le monde ?

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Quel avenir pour nos terres agricoles ?

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DELANGLE le 11/02/2016 à 22:15

Bonjour,

On voit dans les questions du publique au début de la soirée que la notion du changement d'échelle interpelle. Comment passer de l'expérimental minoritaire à une organisation agricole qui inverse la tendance actuelle en matière environnemental, économique et social.
Je suis producteur bio depuis vingt ans, cultivateur des terres là ou je suis né, donc fils de paysan avec une connaissance approfondie du monde agricole et rural. Je suis profondément convaincu que l'économie des filières issue de l'idéologie néo-libérale à causé en moins d'un siècle une situation dramatique et probablement inédite.
Je m'intéresse depuis des années à l'économie (initiateur d'une recherche action à la FNAB, président aujourd'hui de Bio Cohérence) car je crois sincèrement qu'on répondra à la question posée du changement d'échelle par la création d'une nouvelle coopération (ce que permet par exemple les SCIC, les AMAP ou Bio Cohérence etc...).
La bio Européenne à fait une partie du chemin en créant un langage commun auquel s'initie de plus d'individus, qu'ils soient producteurs, intermédiaires ou consommateurs. Un autre langage commun a existé après guerre en Europe avec la volonté de créer l'autosuffisance alimentaire et la fausse bonne idée de penser que la meilleure façon d'y arriver était de construire la course au prix bas. Il y a donc urgence à construire le prix juste (beaucoup plus complexe qu'il n'en paraît) mais indispensable si l'on ne veut pas même en bio connaître la même dérive que celle constatée aujourd'hui en conventionnel. Il faut maintenant construire un langage plus affiné encore pour qu'agriculture bio, relocalisation des filières et équité des échanges deviennent notre perspective commune.
La coopération transversale, qui n'associe plus seulement des personnes de même corporation (coopératives de producteurs, association de consommateurs etc...) doit être il me semble la voie à explorer. Une solution probablement pour retrouver le sens de la relocalisation ( mettre en marche la relocalisation va plus loin qu'expérimenter le local qui se confronte depuis des années au grossissement des villes et au dépeuplement des campagnes). Cette forme de coopération est essentielle pour le développement de l'économie circulaire permettant l'autonomie à tous les niveaux.
Il y a des similitudes entre l'écologie, l'économie et la sociologie qui se caractérisent par la faculté de créer l'équilibre au plus petit niveau au travers de l'association des éléments issus de la diversité et complémentaires. Ceci ne rejette en rien une inévitable relation entre ses équilibres.
Merci pour cet espace d'expression

Alain DELANGLE