Gaël Faure : la musique pour questionner notre rapport au vivant

Engagé au sein du Mouvement Colibris, le jeune artiste ardéchois Gaël Faure sort, ce 14 septembre 2017, le titre « La Saison », premier extrait de son deuxième album, « Regain », qui paraîtra en janvier prochain. Une invitation à nous rapprocher de la terre et des humains. Entretien.

Votre nouveau clip « La saison » nous transporte dans un futur proche où l’eau manque. Mais loin du message catastrophique, c’est une ambiance très poétique qui se dégage.

Notre but n’était pas de faire un clip alarmiste, mais vraiment de mettre du beau dans une situation réaliste et contemporaine. On a tourné un clip très cinématographique autour des questions écologiques, avec des dialogues et un décor onirique. C’était une manière de questionner notre rapport au vivant, à la nature, et de montrer comment on peut se reconnecter avec elle. C’est ce traitement positif, libérateur, qui m’intéresse dans mes chansons.

Cette chanson est le premier titre de votre album « Regain » qui, lui, sortira le 26 janvier prochain. Quel sens donnez-vous à ce mot ?

Il y en a plusieurs. Je me suis d’abord attardé sur l’aspect agricole du mot. Mon père disait souvent « je vais aller couper le regain » (la deuxième coupe d’herbe). J’ai aussi réalisé que le mot « regain » était l’anagramme de « graine ». Je trouvais ça poétique et en accord avec la relation que j’ai avec la terre depuis mon enfance. Après, ce qui est intéressant également, c’est que chacun peut s’approprier le mot. Un regain d’intérêt, un regain d’amour, etc.

Que nous réserve ce nouvel album ?

C’est un album plus travaillé que les précédents, plus en cohérence avec moi-même. J’avais envie de redonner du sens et de la valeur aux choses qui nous entourent. Je me suis amusé à déjouer les codes, à mélanger de l’organique avec de la synthétique. Comme le disait Pierre Rabhi, c’est un peu un combat de l’humain contre la machine.

Gaël Faure

Crédit photo Charlotte Abramow

Pierre Rabhi que vous connaissez bien d’ailleurs, puisque vous êtes impliqué depuis deux ans dans le Mouvement Colibris. Comment est venu cet engagement ?

Je me suis engagé auprès d’eux parce que j’étais en total accord avec leur philosophie. J’ai réalisé que l’on prenait beaucoup à la terre sans forcément lui rendre, alors qu’il faut la soigner et la respecter, retrouver un rapport sain entre l’humain et la nature. Car à notre échelle, à notre manière, on peut faire notre part.

La musique, est-ce pour vous un moyen de faire votre part ?

J’aime cette idée que l’on peut faire du bien autour de soi. J’ai une chanson baptisée « Colibri » qui parle directement aux gens et que j’ai pu réinterpréter au festival « Le chant des colibris » en partageant la scène avec plusieurs chanteurs comme Alain Souchon ou Dominique A par exemple. Et oui, la musique est selon moi un beau moyen de transmettre un message. S’il y a un sens pour moi, il y aura forcément un sens pour les autres.

 

Propos recueillis par Maëlys Vesir

 


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