Pommes, poires, courges, noix… Et si l’automne nous réapprenait à manger de saison ?

Septembre marque doucement le passage entre deux saisons. Les tomates et courgettes commencent à céder leur place aux pommes, poires, raisins, courges, champignons, choux ou premières noix.

À une époque où presque tous les fruits et légumes sont disponibles toute l’année, retrouver le rythme des saisons demande parfois un petit effort.

Pourtant, ce rythme offre quelque chose de précieux : le plaisir de retrouver certains produits après plusieurs mois d’absence.

L’ADEME rappelle que la consommation de fruits et légumes de saison contribue à réduire l’impact environnemental de l’alimentation, notamment en limitant le recours aux serres chauffées et aux transports sur de longues distances.

La pomme, grande classique que l’on oublie parfois

Elle paraît presque trop ordinaire pour susciter notre curiosité.

Pourtant, il existe une multitude de variétés de pommes, avec des goûts et des usages très différents.

Certaines sont idéales crues, d’autres en compote, au four, dans une tarte ou coupées en morceaux dans une salade.

En cuisine, les fruits légèrement abîmés peuvent facilement être transformés en compote, crumble ou gâteau plutôt que jetés.

La courge, reine des repas simples

Potimarron, butternut, courge spaghetti… L’automne marque leur grand retour.

Rôties au four, transformées en soupe, en purée, en gratin ou même incorporées à des préparations sucrées, les courges offrent de nombreuses possibilités.

Certaines peuvent également se conserver plusieurs semaines, ce qui permet de les acheter lorsque l’occasion se présente sans devoir les cuisiner immédiatement.

Les noix, petites mais polyvalentes

À l’automne, les noix fraîches font leur apparition.

Elles peuvent accompagner une salade, enrichir un porridge, être utilisées dans un gâteau, un pesto ou simplement mangées telles quelles.

Leur longue conservation permet également d’en profiter bien après leur récolte.

Redonner de l’importance à l’attente

Manger de saison possède aussi un avantage moins mesurable : celui de retrouver le plaisir de l’attente.

La première fraise du printemps a une saveur particulière précisément parce qu’elle n’a pas été disponible tout l’hiver.

Une tomate mûrie en été devient un rendez-vous.

Une soupe de courge annonce l’automne.

Cette alternance évite une alimentation uniforme dans laquelle tout serait disponible en permanence.

Commencer simplement

Inutile de connaître par cœur le calendrier de chaque fruit et légume.

On peut commencer avec une règle très simple : mettre chaque semaine dans son panier deux ou trois produits dont c’est vraiment la saison, puis chercher comment les cuisiner.

Progressivement, les recettes suivent le calendrier.

Et notre assiette retrouve quelque chose que les rayons disponibles douze mois sur douze nous avaient presque fait oublier : le goût des saisons.

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